Les femmes à Bouillagui (Mali), Monzona (Mali), Agnack Petit (Sénégal) et Damaro (Guinée)

 (Waly Traoré de Bouillagui, Bakary Diakité de Monzona, Khady Biaye de Agnack Petit et Fatoumata Doumbouya de Damaro)

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-Auparavant dans la société soninké dès la naissance de la fille on allait mettre un bout de fil au pied de la fille comme fiancée. Mais à Bouillagui, un village qui fait partie de cette sphère, c’était le cas contraire au temps passé. A Bouillagui c’est quand la fille atteint 10 ans ou 14 ans comme ça, elle peut être fiancée et puis le mariage est très simple. Le mariage se fait entre quelques groupes sociaux, seuls ceux qui sont alliancés. Une femme Manghé (groupe des détenteurs de la loi) peut se marier avec un jeune Gassamanké (groupe des chefs de village), et ces groupes ne vont pas marier les jaru (artisans castés).  Similairement, à Monzona et Damaro, la société est organisée selon des groupes sociaux (à Damaro, il y a les jélilu et les lambéma), qui ne se marient pas entre eux. A Agnack, cette division n’existe pas parmi les Baïnounk, mais parmi les Mandingues.  Aujourd’hui, pour trouver une femme à Bouillagui, c’est devenu très difficile. Il faut faire plusieurs démarches. Avancer la première kola et la deuxième kola pour le parent de la fille avec une somme d’argent pour la maman de la fille et une valise plein d’habits, et le fiancé de la fille doit travailler pour ses beaux-parents. Exemple : aller cultiver des champs, construire un hangar ou pétrir l’habitation. En plus de ça, aujourd’hui, une maman pourrait choisir la première femme de son fils et la fille ne peut pas refuser.

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Auparavant à Agnack, en Casamance, il y avait le mariage forcé. La fille n’avait aucun droit de refuser. Beaucoup de nos mères et grand-mères sont mariées dans des cas pareils. Mais quand deux personnes s’aimaient, elles pouvaient s’échapper et se marier sans le consentement des parents et. Auparavent aussi les femmes n’avaient pas de mots dans le foyer.

A Damaro, auparavant, le chef de canton allait prendre les femmes d’autrui en force, en choisissant les plus belles. Le chef de canton ne respectait pas le droit de l’homme marié à la femme. Par contre aujourd’hui, ce sont les familles qui vont faire le choix.

Dans tous les villages, la marraine joue un rôle important lors des mariages. Les tantes ou marraines doivent toujours appuyer les parents de la fille. La marraine ne peut jamais chasser le mari de sa fille ou de sa nièce. La tante doit aller convaincre les parents de la fille de ne pas donner leur fille en mariage à qui elle n’aime pas. A Damaro, il y a un groupe appelé séré qui réunit les femmes et qui résout les conflits au sein du village, surtout ceux qui concernent la famille. Les autres villages n’ont pas d’équivalent direct.

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-La division des travaux entre les sexes diffère entre les villages. A Agnack, les hommes Baïnounk plantent le riz, les femmes repiquent et récoltent, mais c’est différent chez les Mandingues qui y vivent. A Bouillagui, la femme cultive son champ de mil et d’arachides et d’haricot et à la cueillette, tout revient à elle. L’homme cultive le mil, le riz, le maïs pour la consommation familiale. A Monzona, il y a des champs pour les femmes et pour les hommes, mais chaque sexe peut venir en aide de l’autre avec la récolte selon les besoins.

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