Odo yimmé kita par Diaby Doua Camara : l’une des chansons préférées des habitants de Bouillagui (Mali)

Diaby Doua Camara est un griot très connu chez les Soninké. Il est originaire de Boutinguisse. Même si elle n’a pas été écrite pour Bouillagui, ses paroles qui sont une ode à la liberté reflètent le combat historique de Bouillagui pour la liberté. C’est pour cela que les habitants de Bouillagui apprécient particulièrement cette chanson et qu’ils la chantent souvent dans les grandes occasions.

 

 

Odo yimmé kita o kou Wagadou remu oya da dou marra dé

Oya dou marra Wagadou diama

Fisirre o kou Wagadou remu

Odo yimmé kita Wagadou remy

O ko dou douguita Wagadou remu

Kayiti niali kayiti niali nia guiri comandan Bangue Kayiti niali nia guiri xayii buurogna

Lemnu nia da ko

Khissou niada ko

Yakharou niada ko

 

Venons nous rassembler, qu’on se donne les mains.

Nous sommes les enfants de Wagadou.

On a retrouvé notre liberté. On est libre.

Personne ne pourra plus régner sur nous.

Ça c’est une très bonne chose.

Les enfants du pays, mettons-nous debout.

Fils du pays, mettons-nous debout.

Femmes du pays, mettons-nous debout.

Les hommes du pays, mettons-nous debout.

On ne peut jamais raser une tête sans la présence de l’intéressé.

Plantons, plantons des arbres pour développer notre pays et nos villages.

Nous avons eu un papier de Bamako, de Kayes de nous installer.

Donnons-nous les mains pour résister et combattre les ennemis.

 

 

Danse de Séré Sérieux – Séré Sérieux a don (Damaro, Guinée)

Danse de Séré Sérieux

Vidéo par Ansoumane Camara

Le Séré Sérieux est une association de femmes qui se réunit chaque dimanche. Elle a un but social et est fondée sur l’entraide entre les femmes membres (cotisation au moment des accouchements, des baptêmes, des mariages ou des décès; organisation collective de sacrifices chaque semaine; entraide pendant la semence des cultures maraichères effectuées en commun).

La vidéo montre la danse du Séré pour accueillir le fils de la marraine du Séré.

Malinké :

Sèrè serieux mousso dèkroulélé Damaro, miyé yôn dèmènkèla kaben adamadengnala sabaty koma ini yônwotè : den nabôko, saya ko, fourou siriko, sènèkè kolou, sarakabô sèsè tôlô.

Mô moi sèrè ba denguè lela bèna vido men nô.

 

Hymne de Farin Kaman (arrivée de Conakry) – Fonikaman (Damaro, Guinée)

Hymne de Farin Kaman

Vidéo par Ansoumane Camara

La délégation de Conakry rentre dans le village de Damaro en chantant l’hymne de Farin Kaman qui est l’ancêtre des Camara de Guinée. La griotte, Mawa Kouyaté, mène le chant et les femmes répondent. Farin Kaman est comparé à un lion, pour montrer la force et la puissance des Camara.

Farin kaman était le chef de la première vague des Camara venus du Mali vers la Guinée. Il a créé le village de Farinkamaya à 23 km de Siguiri. Il est l’ancêtre des Camara de Guinée, des Diomandé de la Côte d’Ivoire et des Camara du Libéria.

Malinké :

Conakry délégation doni fonikama matô donkirilélé. Djéli mousso mawa kouyaté kan donkiri wolô; ko fonikaman djara lélé, abékèla mô minala abé djèrèlila ani abé sawalila.

Texte de l’hymne de Farin Kaman :

Djeli moussso : An ntylilé fônikaman

Môto : Mô mina lôlila diara

Djeli mousso : Abékèla mô minala abé djèrèlila

Môto : Mô mina lôlila diara

 

Djeli mousso : An ntylilé fônikaman

Môto : Mô mina lôlila diara

Djeli mousso : Abékèla mômina abé sawalila

Môto : Mô mina lôlila diara

 

Griotte : Farin Kaman, tu es mon maître (mon tuteur)

Tous : Tu veux prendre les hommes, monsieur le lion

Griotte : Si tu veux prendre les hommes, tu souris avec eux

Tous : Tu veux prendre les hommes, monsieur le lion

 

Griotte : Farin Kaman, tu es mon maître (mon tuteur)

Tous : Tu veux prendre les hommes, monsieur le lion

Griotte : Si tu veux prendre les hommes, tu joues avec eux

Tous : Tu veux prendre les hommes, monsieur le lion

Marché de Sanankoroni près de Damaro (Guinée) – Sanankoroni lôfé

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Le marché de Sanankoroni se réunit chaque mercredi. Les marchandes du Macenta viennent vendre de l’huile rouge, conservée dans des bidons de 20 litres, et de la poudre de gombo. Elles repartent avec la poudre de néré et des haricots. Elles achètent en gros les légumes et les fruits. C’est un marché qui rassemble toute la région de Haute Guinée et même jusqu’à Conakry.

Malinké : Sanankôrôni lô lôla raba koun raba koun. Djoula lou, kabô laguinè fangbè nala trou oulen, tiya trou, fani, nalakèfenlou ani fen sou siyaman né fréla damarnô ka ima, kaban iyé moi sènèkè fenhi sana kata iboro.

Chutes d’eau de Woroworokô, Damaro (Guinée) – Woroworokô

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À côté de Damaro, il y a une cascade d’un ruisseau appelé Woroworokô. Plusieurs légendes sont associées à ce lieu. On dit qu’autrefois, il y avait un serpent sous la source qui exauçait des vœux mais qui ne se montrait pas à tout le monde. Il fallait venir seul face à la cascade, et lorsque le serpent sort, c’est le signe que le vœu serait exaucé. Dans le cas contraire, quand le serpent ne sort pas, cela veut dire que le vœu ne serait pas exaucé. Le serpent avait un cauri sur la tête et il fallait ne pas avoir peur de lui, sinon le vœu ne se réaliserait pas non plus. Une fois le serpent reparti, on dit à la cascade le vœu puis on se lave et le serpent ne nous attaque pas dans ce cas.

On dit aussi que le volume de la cascade dépend du nombre de gens qui vient. Au fur et à mesure que les gens viennent, l’eau ne fait qu’augmenter. L’arc-en-ciel, rouge, jaune, vert, vient entourer les gens qui s’y rendent.

Malinké : Kabanankô dolé damanô ko woroworokô,djona djona,ssa (mô tchin ssa) dolé tè bôla môïgnè ni wani damakassili dialé. Ni imma silan agnè, ikètô damakassilikan menkèla, assiamanô alédjabi. Kolonkissè létékèla ssa wo kounô, afônôtité kokéla môla.

A dji fônô mabon, wa tank mô sèrèyala adji fônô warala kaban kôlè lé môïlamini.

Travaux collectifs pour la construction de la nouvelle mosquée à Damaro (Guinée) – Missiri lô bara

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Les travaux à Damaro sont effectués de manière collective, que le bâtiment soit public ou privé. Tout le monde se réunit à la demande du doyen du village. Ici, les villageois font les soubassements de la nouvelle mosquée de Damaro. Ce sont les hommes qui creusent et les femmes transportent la terre vers le lieu de la construction.

Malinke: Damaro ka yé gnô madèmèn kèla bon lô kolô. Akakè lôliko soussoulé, sotikièmô djamarikana dila sokônô mô bèma kabèn soubaceman na fakoma. Foto men damanô missiri koura soubaceman nafa lé djirala

L’Union Fakassia de Damaro (Guinée)

Vidéo: Ansoumane Camara

Le village de Damaro réunit chaque année l’ensemble de ses ressortissants lors d’une grande fête qui est appelée l’Union Fakassia de Damaro. Cette réunion existe depuis 35 ans et elle regroupe chaque année ses fils de la diaspora, qu’ils soient en Guinée, en Afrique de l’Ouest (Mali, Côte d’Ivoire, Libéria) ou encore dans le monde entier (États-Unis, France, Moyen-Orient). Chaque délégation entre dans le village avec des danses traditionnelles, des tam-tams, et des chansons spécifiques.
La réunion vise à organiser les projets de développements de l’année à venir pour le village de Damaro. Elle permet également d’informer les ressortissants de l’étranger des faits marquants de l’année écoulée dans le village.

Malinké :
Damaro siden a ni abô den iladèna sans san damaro sokonô fakassia laden kôrô. Fakassia laden wo damina sandji bissabani lolounalé gninané. Damarokaden fanfan : farafina, toubaboula ani dounia fambè (Laguinè, Bamakô, Cônôwari, Labiyé, Ameriki, Franci ani toubaboula so tôlou). So kélén-kélén na bèni a ta donkiri lé dona fakassia gbakôrô kana ata hankiri djila kabèn fasso la sabatikoma.