Le partage de la viande le jour de la fête de Tabaski à Bouillagui (Mali)

Le partage de la viande

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Le jour de la fête de Tabaski à Bouillagui, on égorge 7 à 8 bœufs pour tout le village. Ce jour-là, c’est la fête totale au village : ces bœufs sont égorgés par le marabout de Bouillagui. Après l’égorgement, on partage la viande en tas égaux pour tous les habitants du village. De cette manière, tout le monde a sa part, même les familles qui ne peuvent pas se permettre financièrement de se payer de la viande. C’est la Manghé qui partage la viande pour chaque famille. Les égorgeurs ont également leur part : la tête, le coup, la moitié du foie. Ce sont les ressortissants du village en Europe qui financent l’achat des bœufs.

Banaa saléé ko taa Bouyagui deebéé noxo ngaa.

Iwa nani segui ma neiroo kerni.

Debéé sou noxo nga.

Ke ko ta ni ko ta khoré ni Bouyagui ya.

O modi ni nianii nani kou kernii ni khekhe.

Ina i khekha mokho mbegiyi.

Kou geni ginkonla khanéé ado boutéé ke tankandéé.

Ado noroulemou.

Ke nga na dangui.

Manghou khana taxandii.

Ina tarandi sadogna.

Ka sou ga dou.

A kagoumé nari a sado gnou tou.

Nani béé ga kala ke kota khoré.

O tarano béé ga Francie ado Moritanie iyani iritini.

Ke ya ni bouyagui debe lada gna.

Ou sou bana.

Keya niana Bouyagui debé salé kota ngna.

Par: Waly Traoré

LE TAMBOUR PUBLIC Bouillagui (Mali)

Le TAMBOUR PUBLIC

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C’est un instrument de communication et d’information qui sert à véhiculer les nouvelles du village, les informations sur les feux de brousse, le vol des bétail ou les réunions publiques.

EN SONINKE : ke dangue ni  Bouyagui debe  dangue  niaa ke be dan nia debee nokho  nga debgoumou na timi ke gueni kho goundou niinbe na feyee wala debgoumou meniee .

Par: Waly Traoré

 

Savons d’huile rouge (kaba kulu « durs comme le caillou »)

Savons d’huile rouge

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On place un demi fut coupé en deux sur du feu. L’huile rouge de palme est placée dedans jusqu’à ébullition, où elle devient claire. On met de la soude dans le fut et on mélange jusqu’à ce que devienne coagulé. On renverse le tout sur une table, les fabricants se protègent les mains avec des gants et ils font des boules. Une fois séchées, les boules sont prêtes à être utilisées comme savons que l’on appelle kaba kulu.

Par Fatoumata Doumbouya

Fabrication traditionnelle du pain (Damaro, Guinée)

Fabrication du pain

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À Damaro, la fabrication traditionnelle du pain est collective. Les hommes les plus costauds se retrouvent pour pétrir la pâte qui est ensuite ramassée en boules, et qui sont allongées en forme des baguettes. Elles sont passées au four en banco, qui a été chauffée au feu de bois et vidé intégralement lorsque la température est assez élevée : il est nettoyé de toutes ses cendres pour y placer le pain. Une fois cuites, les baguettes sont vendues dans le village.

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Par Ansoumane Camara

Danse de Séré Sérieux – Séré Sérieux a don (Damaro, Guinée)

Danse de Séré Sérieux

Vidéo par Ansoumane Camara

Le Séré Sérieux est une association de femmes qui se réunit chaque dimanche. Elle a un but social et est fondée sur l’entraide entre les femmes membres (cotisation au moment des accouchements, des baptêmes, des mariages ou des décès; organisation collective de sacrifices chaque semaine; entraide pendant la semence des cultures maraichères effectuées en commun).

La vidéo montre la danse du Séré pour accueillir le fils de la marraine du Séré.

Malinké :

Sèrè serieux mousso dèkroulélé Damaro, miyé yôn dèmènkèla kaben adamadengnala sabaty koma ini yônwotè : den nabôko, saya ko, fourou siriko, sènèkè kolou, sarakabô sèsè tôlô.

Mô moi sèrè ba denguè lela bèna vido men nô.

 

Hymne de Farin Kaman (arrivée de Conakry) – Fonikaman (Damaro, Guinée)

Hymne de Farin Kaman

Vidéo par Ansoumane Camara

La délégation de Conakry rentre dans le village de Damaro en chantant l’hymne de Farin Kaman qui est l’ancêtre des Camara de Guinée. La griotte, Mawa Kouyaté, mène le chant et les femmes répondent. Farin Kaman est comparé à un lion, pour montrer la force et la puissance des Camara.

Farin kaman était le chef de la première vague des Camara venus du Mali vers la Guinée. Il a créé le village de Farinkamaya à 23 km de Siguiri. Il est l’ancêtre des Camara de Guinée, des Diomandé de la Côte d’Ivoire et des Camara du Libéria.

Malinké :

Conakry délégation doni fonikama matô donkirilélé. Djéli mousso mawa kouyaté kan donkiri wolô; ko fonikaman djara lélé, abékèla mô minala abé djèrèlila ani abé sawalila.

Texte de l’hymne de Farin Kaman :

Djeli moussso : An ntylilé fônikaman

Môto : Mô mina lôlila diara

Djeli mousso : Abékèla mô minala abé djèrèlila

Môto : Mô mina lôlila diara

 

Djeli mousso : An ntylilé fônikaman

Môto : Mô mina lôlila diara

Djeli mousso : Abékèla mômina abé sawalila

Môto : Mô mina lôlila diara

 

Griotte : Farin Kaman, tu es mon maître (mon tuteur)

Tous : Tu veux prendre les hommes, monsieur le lion

Griotte : Si tu veux prendre les hommes, tu souris avec eux

Tous : Tu veux prendre les hommes, monsieur le lion

 

Griotte : Farin Kaman, tu es mon maître (mon tuteur)

Tous : Tu veux prendre les hommes, monsieur le lion

Griotte : Si tu veux prendre les hommes, tu joues avec eux

Tous : Tu veux prendre les hommes, monsieur le lion

Marché de Sanankoroni près de Damaro (Guinée) – Sanankoroni lôfé

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Le marché de Sanankoroni se réunit chaque mercredi. Les marchandes du Macenta viennent vendre de l’huile rouge, conservée dans des bidons de 20 litres, et de la poudre de gombo. Elles repartent avec la poudre de néré et des haricots. Elles achètent en gros les légumes et les fruits. C’est un marché qui rassemble toute la région de Haute Guinée et même jusqu’à Conakry.

Malinké : Sanankôrôni lô lôla raba koun raba koun. Djoula lou, kabô laguinè fangbè nala trou oulen, tiya trou, fani, nalakèfenlou ani fen sou siyaman né fréla damarnô ka ima, kaban iyé moi sènèkè fenhi sana kata iboro.